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TAILLE : à
4 ans, mâle 1m20 à 1m35, femelle 1m15 à 1m30. |
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ENCOLURE :
forte, à crinière droite. |
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ROBE :
gris cendré, gris bleuté ou gris tourterelle avec bande cruciale et
raie de mulet (croix de Saint-André), avec ou sans zébrures sur les
membres. Sont exclues les robes : bai-brun, noir et blanc.
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TÊTE :
rectiligne, bien attachée sur l'encolure, avec ou sans nuances
roussâtres, de la couleur de la robe jusqu'à mi chanfrein et de
couleur gris-blanc en dessous. Les animaux bouchards sont exclus.
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QUEUE :
identique à la robe. |
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POITRAIL :
ouvert. |
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BOUT DU
NEZ : de nuance noire à gris foncé. |
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DOS :
droit. |
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OREILLES :
de bonne dimension (la moitié de la longueur faciale), bien
ouvertes, au pourtour et à la base plus foncés. |
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ŒIL : vif,
portant lunettes gris-blanc, parfois cerné de roux, arcades bien
marquées. |
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MEMBRES :
solides, aux aplombs affirmés. |
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ARRIERE-MAIN : ronde ou
déclive.
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Zone d'élevage
Sur
4.000 ânes recensés en 1902 dans le département de la Manche, la
majeure partie se trouvait dans les arrondissements de Valognes et
Cherbourg en Nord Cotentin dont l'âne du Cotentin. Aux foires réputées
de Lessay et de Gavray dans la Manche, il se vendait, avant-guerre,
entre 300 à 400 ânes qui partaient vers les autres régions de France,
voire à l'étranger (Depuis le début du siècle, c'est le département
qui compte l'effectif de la race asine la plus importante de France).
Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui, les ânes du Cotentin sont
présents dans de nombreux départements français.
Pour l'anecdote, il est vraisemblable que les ânes
qui peuplent aujourd'hui les îles des Galápagos soient issus de leurs
lointains cousins que sont les ânes du Cotentin. En effet, au XVIIIe
siècle un bateau partant du port Saint-Malo vers les Amériques s'est
échoué lors d'une tempête dans l'archipel des Galápagos avec à son
bord des ânes achetés à la célèbre foire de Lessay en Nord Cotentin.
C'est comme cela que les ânes ont colonisé une des îles des Galápagos.
Aptitudes et utilisations
Puis,
vers les années 1930, on dénombrait dans le département de la Manche
environ 9.000 ânes, utilisés principalement comme "âne de bât" dans
les exploitations agricoles. Dans les fermes importantes, le lait
remplissait plusieurs cannes qui étaient chargées dans les
cages placées de chaque côté de la bâtière attachée sur le dos du
quéton. La triolette (servante de la ferme) se juchait ensuite en
amazone sur le dos de l'animal.
Les "quétons", ce surnom
l'âne le doit autant à sa morphologie qu'à son sort jadis peu
enviable. Par analogie avec la situation misérable ou l'aspect
malingre des prisonniers (le latin captivus a laissé "captif"
et "chétif"), l'âne devient le chéton, en patois le quéton.
Bassin légumier apprécié,
le Val de Saire approvisionnait la population locale mais aussi une
partie de la population anglaise, notamment en pommes de terre
nouvelles. Il n'était pas rare de croiser sur le quai des ports
(Cherbourg, Barfleur, et Saint-Vaast-La-Houge) des ânes utilisés au
transport des marchandises.
Aujourd'hui, l'âne est associé aux
loisirs dans le cadre du tourisme vert. Il est de plus en plus utilisé
bâté pour la randonnée ou attelé pour la balade. Cet animal doux et
calme est aussi très apprécié comme animal de compagnie, il est aussi
utilisé à des fins thérapeutiques avec les handicapés (Asinothérapie).