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L'âne andalou

L'âne andalou

Le bardot

L'âne bourbonnais

Le grand noir du Berry

L'âne corse

L'âne commun

L'âne cotentin

L'âne miniature

La mule et le mulet

L'âne normand

Le baudet du Poitou

L'âne de Provence

L'âne des Pyrénées

L'âne de Somalie

L'âne blanc d'Égypte

L'âne catalan

L'âne de Gascogne

L'âne pie d'Irlande

 

De souche ibérique, le gris pommelé andalou au gabarit imposant s'adresse à tous les amoureux des ânes, propriétaires, marcheurs, cavaliers ou meneurs. Naguère encore en voie de disparition dans son pays natal, il a commencé à être élevée dans les années 1990 dans le Perche (Normandie). Puis bien plus tard, une association des amis de l'âne andalou s'est créée.

L'âne andalou résulte d'une sélection opérée au sein de sa race originaire du sud de l'Espagne et apparue 700 ans minimum avant J.-C. Élevé dans les années 90, il revêt ainsi un modèle spécifique et se voit élevé au début au cœur de l'Orne dans le parc du Perche. De stature telle celle d'un double poney, montrant des dispositions certaines au travail, apte à la selle et à l'attelage, il doit son développement à des passionnées d'équidés et pionniers en la matière, s'efforçant de le promouvoir. Ces éleveurs réussissent progressivement à lui offrir une place dans l'univers des sports et des loisirs équestres. Apprécié en randonné montée ou attelée, le gentil et puissant âne andalou demeure plus vif que d'autres congénères. Toutefois, il conserve patience et résistance à toute épreuve. Adulte à 5 ans, il ne doit pas être monté plus tôt.

Standard : taille de 1,40 m à 1,55 m. Robe grise, de préférence pommelée. Tête fine et expressive, portée haute. Poils ras. Peau foncée. corps élancé. Forte ossature avec une musculature adaptée, sèche. Membres longs mais solides.

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Le bardot

 

Appelé bardot (ou bardeau) pour le mâle et bardote (ou bardine) pour la femelle, c'est un animal hybride qui résulte d'un croisement entre un cheval et une ânesse. Obtenu la plupart du temps chez les animaux en captivité, le mâle ne peut pas procréer car il est stérile. En revanche, il peut arriver que la femelle soit féconde (idem pour le mulet et la mule).

Le bardot obtenu, bien souvent accidentellement, est fort peu apprécie car il ne témoigne ne ni de la force d'un cheval, ni de la placidité d'un âne. Entre âne et cheval, le bardot hennit de façon curieuse et, à quelques exceptions près, ne trouve grâce auprès de personne...

Sachez que le bardot ne doit pas être confondu avec la mule qui est le résultat d'un croisement âne et jument, ou avec le baudet qui est un âne étalon, ni avec le dozed ou donzèbre qui est le résultat d'un croisement âne et zèbre.

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photo : Miriski /DR

L'âne bourbonnais

 

L'âne du Bourbonnais, né en Auvergne dans l'Allier, arrivait au septième rang en nombre d'effectif avant la Seconde Guerre mondiale. Très populaire dans sa région et alentours, on l'appelle, jusqu'à aujourd'hui, "l'âne miracle !" Un surnom qui lui va bien, car en fait c'est une vedette qui fait déplacer les foules. Il est représenté à la fameuse foire de Braize qui compte les plus beaux spécimens. Chaque année, dix mille personnes se déplacent pour l'admirer. Dans ces conditions, l'âne du Bourbonnais peut se vanter d'être à la pointe en matière de conformation. Un bel Equus asinus à la robe brun clair à bai chocolat, très apprécié lorsqu'il montre une bande cruciale (raie de mulet), des membres zébrés et une croix de Saint-André et qui, en outre, a aussi la particularité commune, d'ailleurs comme beaucoup d'ânes, d'avoir le ventre, l'aine, l'intérieur des postérieurs, le tour des yeux gris clair pour éclairer son manteau. Sur ce plan, d'ailleurs, certains vous diront qu'il est quasi identique au grand noir du Berry. Eh bien non ! Sa robe est beaucoup plus claire et sa taille, comprise entre 1,18 m et 1,35 m (mâles et femelles confondus), est beaucoup plus petite que celle de ce cousin et voisin de la région du Berry.

Il est vrai qu'en ces temps reculés, les notions de distance n'étaient pas les mêmes, comparées à aujourd'hui ; l'élevage était donc local et a fortiori beaucoup de régions avaient leur propre race asine. Pourtant, selon d'autres théories, des croisements entre l'âne du Bourbonnais et le Berrichon auraient été effectifs. A partir des échanges, dus au canal du Berry, avec les petits ânes de la région. Tractant donc les péniches du canal, ce ne sont pas ses seules tâches. De tous temps, courageux et dévoué, il s'adonne au travail. Animal à tout faire, il est utilisé comme moyen de transport pour les besoins familiaux ou de certaines professions comme, par exemple, le médecin de campagne dont c'est la monture préférée. Il rend des services et les fermiers, les agriculteurs, les propriétaires, les métayers, les maraîchers et même les châtelains, exploitent ces qualités de labeur de grand cœur. 

L'association de l'âne du Bourbonnais s'est créée en 1994 et à lutter jusqu'à la fin de l'année 2002 pour faire officialiser la race. L'âne bourbonnais est reconnu depuis par les Haras nationaux.

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photos : Hermeline /DR

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photo : JY. Charby

Le grand noir du Berry

 

Depuis plusieurs siècles, les ânes sont très présents dans cette région de bocages du Berry. Ils étaient en effet indispensables aux paysans berrichons qui les utilisaient, parce que moins onéreux, comme chevaux de trait pour le travail des champs et des vignes. Ils étaient également demandés pour la batellerie comme pour les forges, pour la traction de petites carrioles ainsi que pour les transports vers le marché local ou le débardage. Pour ces rudes tâches, agricoles ou non, des animaux grands, forts en restant vifs, dociles et courageux étaient nécessaires. Au fil du temps, la sélection s'est donc opérée pour que le grand noir du Berry soit parfaitement bien adaptée à ces fonctions. D'autant que ces ânes ont rapidement remplacé les hommes pour tracter les péniches sur le canal du Berry.

C'est au sud du Berry, à Lignières, qu'une association, soucieuse de conserver les traditions populaires dans le Berry, s'est inquiétée de la disparition des ânes dans la région. En mobilisant éleveurs et marchands, elle organise alors, en 1986, la première foire aux ânes et aux mules de Lignières. C'est également à cette époque que ces mêmes passionnés se réunissent pour mettre au point le standard de l'âne berrichon, en se basant sur les nombreuses archives et cartes postales rassemblées dans la région. Mais ce n'est qu'en 1993 que les Haras nationaux peaufinent, avec l'association française de l'âne grand noir du Berry, le règlement du Stud-book et l'inscription à titre initial ; la race sera en suite reconnue en 1994.

Depuis, le grand noir du Berry fait la joie de nombre de randonneurs pour lesquels il transporte les bagages ; il est également attelé pour les balades et est utilisé pour la production de mules.

Standard : d'une robe unie ; noir à bai brun foncé ; dépourvue de bande cruciale, de raie de mulet et de zébrures. Le grand noir du Berry affiche une taille de 1,35 m à 1,45 m pour le mâle, et pas moins de 1,30 m pour la femelle, avec un poil court, voire ras, en été. Le ventre, l'aine et l'intérieur des cuisses sont gris blanc ; la tête rectiligne, avec le bout du nez gris blanc et parfois le chanfrein, quelques fois cerné de roux.

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photo : Haras national

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photos : DCO /aNet

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L'âne corse

 

L'âne a toujours été très présent dans l'île de Beauté ; son assistance était effectivement très utile, bâté, attelé ou monté, dans les carrières de pierre, pour les travaux agricoles dans les endroits les plus escarpés, pour relier les hameaux éloignés ou se rendre sur les exploitations agricoles éparses. Son rôle était aussi d'importance pour la production de mules et mulets, particulièrement bien adaptés dans cette région accidentée. Il était également très apprécié par les charcutiers qui se servaient de sa viande pour la fabrication de saucissons...

Vers le XVIlle siècle, l'âne corse était de petite taille, ne dépassant pas 98cm et sa robe était grisâtre, parfois noire. Par la suite, une taille supérieure a été recherchée grâce à des croisements avec des ânes catalans. Le petit âne gris corse commençait alors à devenir plus rare. Aujourd'hui, l'âne corse est encore bien présent sur l'île et se décline en deux types, le noir aux origines catalanes et le gris bien clair, issu de son ancêtre, pur Corse. Le premier affiche une taille d'environ 1,24 m tandis que le second voisine autour de 1,17 m. Son utilisation actuelle passe par la randonnée ou bâté, il transporte allègrement les bagages de deux ou trois personnes ou les enfants des randonneurs.

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photos : Labat /Ailleurs

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L'âne commun

 

Autour des chemins ruraux, et dès qu'un bout de pâture est inutilisé, l'âne commun a élu domicile c'est en fait l'homologue de nos sympathiques bâtards canins. À la différence près qu'il ressemble à s'y méprendre à un âne de race. Souvent gris ardoisé, parfois gris foncé, quelquefois proche, du berrichon, du poitevin ou encore du provençal, occasionnellement pourvu de la fameuse Croix de Saint-André, l'âne commun c'est notre célèbre âne "Martin", celui qui est réputé, voire peu intelligent et des qualificatifs les moins sympathiques.

Et pourtant, cet âne "ordinaire" s'il n'a pas l'avantage de justifier sur papiers de ses générations précédentes, n'en est pas moins aussi passionnant que ses frères de "race". Et d'ailleurs, n'est-ce pas lui qui a permis de créer ou de recréer ces races, d'ailleurs souvent très voisines dans leur morphologie ? En fait, le grand public n'y voit pas outrage, car un âne c'est un âne et la fièvre des races n'a encore que très peu gagné les amoureux des longues oreilles. Les vendeurs ne s'y trompent pas et appliquent des tarifs à la hausse en mettant en exergue des garanties de race fort aléatoires. Seuls les amateurs éclairés aimeraient enrayer cette "prolifération" ; si l'on peut dire de l'âne commun, estimant qu'il est préférable de développer des races régionales.

On ne peut trop leur en tenir rigueur, sauf si leur passion d'une race leur faisait omettre les qualités d'un animal quel qu'il soit, comme on peut le voir dans d'autres espèces. Et malheureusement, cela commence à devenir le cas.

Par définition, l'âne commun ne répond à aucun standard et affiche diverses tailles, coloris, morphologies au gré des croisements dont il est issu ; de la même façon, si son caractère témoigne de la placidité propre à l'espèce asine, il peut, selon les sujets, faire montre d'un tempérament plus fort ou plus malléable selon ses ascendants, de race ou non.

Choisir un âne commun comme compagnon, pourquoi pas, mais comme pour ses cousins à papiers, un conseil est de mise : le particulier a tout intérêt à faire castrer le mâle car si celui-ci, dans ses jeunes années, peut se révéler très attachant et amical, il a cependant toutes les "chances" de développer une agressivité difficile, voire impossible, à canaliser pour un non initié.

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photos : Miriski /DR

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L'âne cotentin

 

Son berceau d'origine est bien évidemment la Manche où il séjourne depuis des siècles, probablement dès le XVIe siècle, peut-être même auparavant. Lorsque la race a commencé a décliné, une association s'est battue pour la protéger, l'améliorer et obtenir sa reconnaissance officielle par les Haras nationaux en septembre 1997. Si l'on comptait près de 9000 ânes vers les années 1930, le cheptel a considérablement chuté ensuite ; en 2000, on répertoriait environ 2500 sujets, principalement basés dans la Manche. C'est une race reconnue par le ministère de l'Agriculture, via les Haras nationaux, en août 1997.

Auxiliaire agricole, le cotentin était jadis bien utile aux paysans pour lesquels, grâce à un bât, il transportait principalement le lait ; il était également attelé pour les travaux agricoles comme, par exemple, pour véhiculer de village en hameau, le médecin de campagne. Aujourd'hui, il est également utilisé pour ces mêmes qualités et transporte allègrement les bagages des randonneurs pédestres qu'il accompagne sans souci sur les chemins et sentiers.

Standard : d'une taille variant de 1,20 m à 1,35 m pour le mâle et de 1,15 m à 1,30 m pour la femelle, l'âne du Cotentin s'habille en gris cendré, gris bleuté ou gris tourterelle rehaussé par la croix de Saint-André et agrémenté parfois de zébrures sur les membres. Le ventre est gris blanc, le bout du nez de nuance noire à gris foncé. Les yeux portent des lunettes gris blanc ou sont parfois cernés de roux, avec des arcades bien marquées.

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photo : Haras national

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L'âne miniature

 

L'âne miniature n'est pas obtenu, rassurez-vous, au moyen d'éprouvettes ou de manipulations génétiques. C'est une sélection naturelle qui est à la base de sa taille réduite. Comme les chevaux miniatures, c'est donc en croisant les plus petits d'une portée, et en multipliant les croisements des plus petits, qu'on obtient un âne miniature de taille normale. Sachez qu'il faut compter de longues années pour arriver à obtenir un tel résultat (30 ans en moyenne). Les plus petits atteignent environ un peu plus de 60 cm au garrot, soit la moitié d'un âne de taille normale, les plus grands atteignent moins de 80 cm. En outre, ils doivent être tout à fait proportionnés, malgré leur miniaturisation : mêmes grandes oreilles, grands yeux de velours maquillé de blanc aussi doux que le pelage gris tourterelle ou brun, montrant souvent une raie de mulet et une croix de Saint-André... sauf peut-être les sabots, qui ne dépassent pas la largeur de certaines grandes pièces de monnaie... Malgré cette taille très réduite, il reste très résistant et s'élève facilement en plein air à la belle saison.

L'âne miniature, outre l'avantage du gain de place, ressemble à un ânon et c'est un adorable animal de compagnie. Très tendre et sensible, il est très affectueux et peut-être même, parfois, un peu trop... Idéal en randonnée dominicale pour transporter un pique-nique et accompagner les enfants. Petit box et enclos obligatoire.

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photos : Miriski /DR

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La mule et le mulet

 

Le croisement d'un âne avec une jument donne un mulet (pour le mâle) ou une mule (pour la femelle). Cet animal stérile, contrairement au bardot, rend de grands services à l'homme. En effet, fort des qualités de robustesse, de rusticité et de calme de l'âne, le mulet ou la mule développe également la force et la taille du cheval. Un habile compromis qui a rendu d'énormes services jadis, et ce depuis au moins le Xe siècle, date à la quelle une production d'environ 15.000 mules par an était répertoriée. À l'époque de la mécanisation, cette embellie a pris fin.

Plusieurs types de mules et mulets étaient observés en France ; dans le Massif central, ils étaient principalement destinés au bât et au trait ; dans les Pyrénées, ils se distinguaient par leur morphologie fine et leur agilité ; dans les Alpes, ils affichaient une taille oscillant entre 1,45 m et 1,55 m et s'illustraient par un physique trapu et vigoureux ; dans le Poitou ils étaient réputés pour leur frugalité et leur aptitude au trait. De nos jours, mules et mulet sont de plus en plus apprécié pour l'attelage, la traction et le tourisme.

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photos : Miriski /DR

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L'âne normand

 

Robuste et rustique, l'âne normand était jadis utilisé pour les travaux de la ferme et plus précisément pour charrier les bidons de lait qui pouvaient atteindre un poids quasiment égal à celui de l'âne. C'est en 1993 qu'une association a été créée afin de défendre l'âne, et plus précisément le normand, en demandant la reconnaissance de la race. Le 20 août 1997, l'âne normand est enfin officiellement reconnu par le ministère de l'Agriculture, après le baudet du Poitou, le grand noir du Berry et l'âne de Provence. Fin 1998, 225 ânes normands sont reconnus et identifiés par une puce électronique et numéro de SIRE.

Standard : de taille moyenne, 1,10 m à 1,25 m, l'âne normand s'habille d'une robe bai à bai brun contrastée par une croix de Saint-André et une raie de mulet, avec ou sans zébrure sur les membres. La tête, bien rectiligne, termine une encolure forte et épaisse, dotée d'une crinière droite ou tombante ; elle est de la même couleur que la robe si ce n'est le bout du nez qui se nuance de noir ou de gris foncé. Les oreilles sont de bonne longueur, les membres solides, les yeux vifs avec des lunettes gris blanc, parfois cernés de roux et des arcades bien marquées.

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photos : Monnier /DR

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photo : Haras national

Le baudet du Poitou

 

Certains assurent de même que ses origines remontent à l'époque des Gaulois... Ce que l'on sait de façon sûre, c'est que son livre généalogique a été créé en 1884, à Niort. Une fois de plus, la passion d'éleveurs a permis de sauvegarder une race vouée à l'oubli. Vers 1980, il ne restait plus en effet qu'une soixantaine de nos baudets poitevins alors qu'à l'horizon 2000 plus de 200 sujets étaient répertoriés en Europe.

C'est grâce au Parc naturel régional du Marais poitevin avec les Haras nationaux, en association avec le Syndicat des éleveurs et l'Association pour la sauvegarde du baudet du Poitou, avec la création de l'Asinerie Nationale, sise à Dampierre sur Boutonne (17), que ces sympathiques ânes ont encore droit de cité dans leur berceau de race. À l'instar de ses cousins, le baudet du Poitou affiche un caractère débonnaire et tranquille qui autorise sa présence auprès de tous les publics.

Pourtant, c'est plutôt ses qualités d'excellent reproducteur qui le font rechercher. En effet, c'est grâce au baudet qu'est assurée la production des mules poitevines, réputées pour leur puissance en attelage.

Standard : bien charpenté et de grande taille, 1,40 m à 1,55 m pour le mâle pour un poids variant de 250 à 430 kg, le baudet arbore une épaisse fourrure dotée de mèches longues au poil dru. Bai brun ou "châtaigne", la robe peut aussi varier d'une couleur proche de la fougère sèche à un bai brun très foncé. La répartition de la couleur a également son importance. Le museau, le nez et le tour des yeux s'agrémentent d'une douce couleur blanche argenté tandis que le dessous du ventre et l'intérieur des cuisses arborent un gris bien clair.

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photo : C. Hochet

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photo : Miriski /DR

 

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photo : Haras national

L'âne de Provence

 

C'est certainement le plus connu d'entre les ânes. Ce petit provençal existe depuis bien longtemps pour assister les bergers dans les estives lors de la transhumance des moutons. Compagnon du berger pendant ses longs jours de solitude dans les alpages, il transportait également ses provisions.

De cette fonction pastorale, vient certainement que l'âne de Provence figure en bon ne place dans la crèche de Noël aux côtés de son compagnon le bœuf ! On le nomme aussi parfois âne d'Arles ou encore âne de Crau.

Reconnu officiellement par les Haras nationaux, l'âne de Provence a été largement utilisé en croisement avec d'autres races ; les purs provençaux sont alors devenus plus rares, alors que bien des ânes communs, affichent une morphologie fort ressemblante.

Standard : placide et rustique, l'âne de Provence affiche une taille de 1,20 m à 1,30 m, une jolie robe grise plus ou moins claire avec une belle croix de Saint-André noire. De longues oreilles surplombent une tête assez forte adoucie par de jolis yeux cernés de roux et un bout de nez blanc, Sa poitrine est large et puissante et, son ventre se pare fréquemment de blanc plus ou moins ombré de jaune.

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photos : Haras national

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photos : Miriski /DR

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photo : R. Metz

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L'âne des Pyrénées

 

Le berceau d'origine de l'âne des Pyrénées est bien vaste... Et pour cause, puisqu'il se situe de ça et de là de la chaîne des Pyrénées ! Ses sources se retrouvent, en effet, autant au nord-est de l'Espagne où il s'appelle "catalan" (de plus grande taille) qu'au sud et sud-ouest de la France, Gironde, Landes, Pyrénées Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute Garonne, Ariège, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Pyrénées Orientales,... , où il se nomme souvent "gascon" (de plus petite taille). De toute évidence, vu la multiplicité de ses patries, le modèle diffère par fois et l'on a répertorié au fil de l'histoire, par exemple, en Espagne, des types de Vic et d'Urgell, comme en France, des types Lourdais, Tarbais, de Tournay, du Béarn, etc.

Ses utilisations ont également varié selon son biotope : il était davantage réservé à la production mulassière en Espagne alors qu'en France son aptitude au bât était davantage exploitée. Son rôle consistait également à assister les hôtels des stations thermales des Pyrénées en allant chercher d'énormes blocs de glace dans les glaciers naturels. Pour cette tâche, comme d'ailleurs pour être attelé, les sujets de très haute stature étaient recherchés. Cet essor spectaculaire des stations thermales a d'ailleurs créé une nouvelle utilisation de ce brave pyrénéen puisqu'il a été sollicité pour emmener en balade les nombreux citadins venus se ressourcer... Enfin, le commerce original du lait d'ânesse, réputé pour ses vertus reconstituantes et curatives, permet aux plus fortes et plus grandes pyrénéennes d'être abondamment nourries afin de livrer leur production laitière en "porte à porte". Un lait vendu près de quatre fois le prix de celui de la vache !

Il rendait également jadis d'énormes services aux fermiers isolés dans montagnes, permettant aux femmes de descendre lait et volailles au bourg le plus proche.

Standard : la pluralité de ses racines a induit des variantes sur sa taille ; ainsi, celle-ci peut aller de 1,20 m à 1,35 m, comme elle peut dépasser 1,35 m sans de limite supérieure. La robe est noire brillante ou "mal teinte", baie foncée, baie châtain avec un poil ras jusqu'à 2 ans. Le tour des yeux, le bout du nez, le ventre et l'intérieur des membres affichent une décoloration manifeste alors que la limite des deux couleurs se nuance de roux. Aujourd'hui, l'âne des Pyrénées se révèle un excellent compagnon de randonnée et participe à la production mulassière.

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photo : Haras national

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photos : Miriski /DR

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photo : JL. Guyot

L'âne de Somalie

 

Né sur la terre des Égyptiens, des Romains et des Arabes, en Afrique, à 80 Km de Djibouti, au pays des chameaux et de la canne à sucre, l'âne de Somalie a longue vie. Sacré ancêtre des ânes, apparu il y a environ un demi million d'années avant notre ère, il a l'ultime spécialisation d'être l'âne le plus ancien et le plus rapide de toute la planète. Chronométré par des explorateurs de passage en Somalie en Land-Rover, ceux-ci ont relevé une vitesse frôlant les 70 Km/h (64 Km/h), soit presque la vitesse d'une antilope américaine battant les records de vitesse des animaux mammifères les plus rapides sur terre. Courant à la vitesse du vent, l'âne de Somalie va aussi vite qu'un galopeur de course lancé sur l'hippodrome sur une faible distance. En revanche, comme les zèbres, il est difficile à dompter, se montrant récalcitrant et insoumis sous le harnais ou la selle car c'est un âne sauvage. On notera l'absence de bande cruciale.

L'âne de Somalie est aujourd'hui un équidé en voie d'extinction. Pourchassé par les prédateurs et les hommes, manquant de nourriture... L'on compte à peine 400 têtes dans le cheptel. C'est l'un des animaux les plus menacés par la disparition, au même titre que le cerf de Barbarie, les éléphants ou les zèbres de montagne…

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L'âne blanc d'Égypte

 

La blancheur de la robe de l'âne blanc d'Égypte est toujours surprenante. Il existe quelques rares individus en France. Il est courant dans toute l'Afrique du Nord.

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L'âne catalan

 

L'âne catalan, tel que les types de Vic et d´Urgell, serait à l'origine de l'âne des Pyrénées et de Gascogne. La race est peu représentée en France. La race catalane est très ancienne. Un texte en catalan, datant du 9e siècle, décrivait déjà un âne de grande taille et de grande force qui se trouvait dans cette région.

Au fil des siècles, il est devenu le fleuron de la Catalogne. Georges Washington avait entendu parler de ses qualités mulassières et a été le premier à en importer aux États-Unis pour y reproduire de grandes mules qui ont rendu possible la conquête de l´Ouest. Cet âne a plus tard été exporté dans de nombreux pays, en Europe bien sur, mais aussi au Canada, en Australie et en Amérique du sud. Il est encore utilisé comme améliorateur de race un peu partout et particulièrement en France, ou il a donné de la taille à l´âne des Pyrénées.

Ce grand animal a bien failli disparaître dans les années 1950-1960, si un groupe d´enthousiastes n´avait créé une association pour le sauver : l´A.F.R.A.C. (Associacio pel Foment de la Raca Asinina Catalana). Par bonheur, l´armée espagnole avait toujours gardé des baudets en vue de production de mules ce qui a permis de diversifier les étalons utilisés sur les rares ânesses qui n´avaient pas pris le chemin du Nouveau Monde car à cette époque, les américains se ruèrent de nouveau sur cette race. L´âne catalan est à la base du Grand Jack du Kentucky (ou Mammoth Jack).

L'âne catalan possède à nouveau son livre des origines. Tous les ânes de cette race sont répertoriés, un transpondeur est posé (puce électronique) et un relevé des marques génétiques (A.D.N.) est constitué par la faculté vétérinaire de Barcelone (siège de l'A.F.R.A.C.). Elle dénombre à ce jour environ 250 sujets principalement en Espagne dont un peu plus d´une vingtaine située en Catalogne Nord (Pyrénées-Orientales).

Standard : robe noir ou bai brun avec le tour des yeux, du museau et le ventre blanc. Poil ras, tête forte, oreilles fortes. Taille femelle à partir de 1,35 m, mâle à partir de 1,45 m au garrot.

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photo : C. Hochet

 

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L'âne de Gascogne

 

L'âne de Gascogne est en fait un très proche cousin de l'âne des Pyrénées dont il reprend l'essentiel du standard. Il serait malgré tout de taille plus petite que l'âne des Pyrénées.

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photo : Miriski /DR

L'âne pie d'Irlande

 

De petit modèle, l'âne pie d'Irlande affiche une robe très originale, blanche tachetée de deux ou trois couleurs avec un poil assez fourni, D'une taille avoisinant les 1,10 m, il peut également être quasiment blanc grâce à des croisements successifs de sujets de moins en moins tachetés, L'âne pie est dit "Irlande" mais il semblerait que ce pays ne soit forcément à l'origine de tous les ânes pie, ni même qu'il existe un type précis "d'Irlande". Il n'existe pas en Irlande de standard pour la race. Il existe notamment une très grande population d'âne pie aux États-Unis ainsi qu'au Royaume-Uni.

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photos : Miriski /DR

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